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14 janvier 2010

La radicalité d'Europe Ecologie, pour changer la Région


Retrouvez la très bonne interview d'Augustin Legrand chez Karl Zero, sur BFM TV. Une analyse convaincante du rapport de force au sein de la Gauche, de ce qu'Europe Ecologie veut porter et peut apporter, de la place des citoyens dans la vie politique.


8 décembre 2009

Compromis possible sur le 105 Losserand ?

Le conseil d'arrondissement d'hier soir a vu un long débat sur le devenir de la parcelle du 105, rue Losserand, dont on avait déjà parlé ici. Après la réunion publique houleuse qui s'est tenue le 25 novembre dernier, au cours de laquelle la SIEMP avait présenté une version modifiée mais toujours aussi peu satisfaisante de son projet, René Dutrey et moi-même avions déposé un voeu pour envisager une modification du programme, afin de permettre de sortir de l'impasse.

En effet, l'objectif de 30 nouveaux logements sur cette parcelle complexe, toute en longueur, avec de nombreuses vues donnant sur le terrain, semble difficilement compatible avec un autre objectif, celui de maintenir les activités culturelles dans la salle Marius Magnin, située au fond de la parcelle.

Après discussion avec Pascal Cherki, nous sommes arrivés à une solution de compromis, qu'il reste maintenant à faire accepter par l'hôtel de ville, afin soit d'améliorer le passage par le 49, rue de Gergovie, soit de recréer un passage par le 105, rue Losserand, en ne réalisant pas quelques logements et ni le commerce prévus.

Voici le texte du voeu adopté hier soir par l'ensemble du conseil d'arrondissement :

"Lors de la séance de novembre 2008, le conseil d’arrondissement puis le conseil de Paris ont décidé de confier à la SIEMP la réalisation d’une opération de construction de 30 logements sociaux sur les parcelles des 105, rue Raymond Losserand et 49, rue de Gergovie, ainsi que la réhabilitation des trois immeubles dont elle est déjà propriétaire au 103, rue Raymond Losserand.

Au fond de la parcelle du 105, rue Raymond Losserand, en limite de la résidence de la SAHLM SADIF, situé 90, rue du Moulin Vert se situe la salle Marius Magnin, dévolue depuis plusieurs années à des pratiques festives (bals, spectacles de fin d’année de diverses associations) et culturelles. Plusieurs séances du Conseil de quartier Pernety s’y sont également déroulées.

Afin de préserver la destination de la salle, soumise au risque d’un projet immobilier que son propriétaire aurait pu vouloir réaliser, la municipalité l’a inscrit en emplacement réservé à vocation culturelle lors de la modification du PLU intervenue en 2009. Désormais, aucun autre usage que celui-ci n’est possible, et le maire du 14e a manifesté son souhait que la Ville de Paris puisse s’en porter acquéreur, afin de la réhabiliter, de la mettre aux normes, et d’assurer à terme une programmation diversifiée, tournée vers le quartier.

Toutefois, la dernière version du projet de la SIEMP, présentée lors d’une réunion publique le 25 novembre, ne permet pas de garantir à terme le bon fonctionnement de cet équipement, et d’en utiliser tout le potentiel.

Si elle a permis d’améliorer certains points relatifs à l’insertion des constructions dans le cœur d’îlot, cette version implique en effet un accès au 49, rue de Gergovie par un hall d’immeuble d’1,80m de large, puis le long de 3 petits bâtiments résidentiels dans un étroit corridor d’environ 3m de large, qui limite considérablement l’utilisation de la salle et posera à l’évidence des problèmes de coexistence, avec des risques de conflits d’usage. Le passage existant devenu inusité au 90, rue du Moulin Vert pour éviter des nuisances aux locataires de la SADIF illustre ce que deviendra sans doute le passage par le 49, rue de Gergovie.

De plus, la desserte de la salle pour des objets encombrants (décors, pianos) n’est pas assurée.

Lors de la réunion publique du 25 novembre, le président de la SIEMP, Romain Lévy, a indiqué qu’en tant que bailleur, il était tenu par les délibérations du Conseil de Paris, et qu’il lui était impossible de faire évoluer le projet. Pourtant, il apparaît clairement aujourd’hui que ce programme a été adopté alors que les études de faisabilité n’étaient pas achevées, et que les solutions techniques permettant l’accès à la salle n’étaient pas trouvées. Pour rappel, en novembre 2008, une solution en cours d’étude était la création d’une salle de spectacle enterrée, située à l’entrée du site vers le 105, rue Losserand, moyennant la démolition de la salle actuelle. Etant donnée la complexité du site, et la difficulté de trouver un projet conciliant la réalisation de la totalité du programme de logements prévu et le bon fonctionnement de la salle, il serait de sage de réexaminer à la marge ce projets en supprimant certains bâtiments.

Aussi, le Conseil d’arrondissement émet le vœu que le Maire de Paris intervienne auprès de la SIEMP pour qu’elle réétudie, en concertation avec la mairie d’arrondissement et des représentants des usagers de la salle et des riverains, le projet d’aménagement pour d’une part améliorer l’accès à la salle et permettre ainsi le développement d’un équipement culturel de proximité dans la salle Marius Magnin et d’autre part pour réaliser le programme attendu de logements sociaux ce qui passe par la suppression du bâtiment M2 et, afin d’améliorer l’accès à la salle, soit la suppression d’un logement en rez-de-chaussée du bâtiment M1 pour réorganiser le hall et élargir le hall, soit la suppression du commerce du 105, rue Raymond Losserand."

18 mars 2009

Patrimoine en danger au 130, rue du Château

Décidemment, le quartier Pernety est un sujet de préoccupation constant en ce moment. Lors du conseil d’arrondissement du 2 février, nous avions voté le principe d’une déclaration d’utilité publique sur la parcelle du 130 rue du Château, afin de réaliser une opération de réhabilitation de cette courée, à la forme très particulière, en logements sociaux.

Une histoire déjà ancienne
Rappelons que la parcelle fait l’objet depuis plusieurs années de tentatives de la ville de Paris pour faire entreprendre au propriétaire (la SCI qui est également propriétaire du Franprix du 53, rue Losserand) des travaux de résorption de l’habitat insalubre. Délaissé depuis des années, manifestement pour le laisser pourrir et le démolir in fine, ce terrain a subi les outrages du temps. Peu à peu, les locataires en sont partis, le Franprix entreposant des marchandises, et la SCI étayant l’immeuble sur recommandation de la Préfecture.
La décision de la ville d’exproprier rejoint les préoccupations que j’avais fait inscrire dans le PLU en 2005 : préservation du gabarit et de la hauteur du bâti, protection de la cour. C’était donc une bonne nouvelle que la mairie décide de passer à la vitesse supérieure.

Une bien mauvaise nouvelle
Patatras ! Nous apprenons le lendemain par Georges Viaud, le président de la société d’histoire et d’archéologie du 14e que l’avocat du propriétaire a convoqué les copropriétés riveraines au tribunal d’instance, afin qu’un expert soit désigné pour effectuer un référé préventif, préalable à la démolition complète… La Préfecture de Police, à la suite des errements sans fin du propriétaire, a fini par décider d’engager une procédure de péril et de démolition.

La visite de cette après-midi
Cette après-midi a eu lieu la réunion contradictoire sur place. Au passage, une fois franchi le seuil du portail, on passe devant un énorme rat mort. Sont présents un groupe important de riverains, l’avocate du propriétaire, son architecte (car bien sûr, il a un projet immobilier en tête) et le gestionnaire immobilier. Georges Viaud est là. Jean-Paul Millet nous rejoint bientôt.
L’architecte de sécurité de la Préfecture, bien consciente de la difficulté et des enjeux, avance prudemment. Elle explique la situation, et indique que la démolition n’est pas inéluctable, mais qu’il faut maintenant que les parties avancent vers une solution, sinon le risque que le bâtiment s’écroule est avéré. Nous demandons avec Jean-Paul Millet qu’on surseoit à cette décision, en attendant que la négociation (ou la DUP) débouche. Il ne faut pas hypothéquer une éventuelle réhabilitation ! Les représentants du propriétaire cherchent à opposer la Ville et la Préfecture, et à obtenir que la décision de démolition soit prise.
Tout reste à faire, et les riverains comptent bien se mobiliser. Je serai à leur côté pour tenter de faire vivre ce petit bout de faubourg du 14e.

17 mars 2009

103-105, rue Losserand : Pareil mais (un peu) mieux !

La réunion tenue hier soir en mairie du 14e a laissé entrevoir des améliorations dans le projet d’une trentaine de logements sociaux de la SIEMP (cf. billet du 09/03/2009). Pourtant, si les habitants du 103, rue Losserand ont réussi à obtenir le maintien de la séparation entre les deux parcelles – et donc le respect du patrimoine si particulier que représente cet ensemble faubourien – et si ceux du 107, rue Losserand gagnent également un vis-à-vis plus supportable, bien des questions se posent encore sur la capacité de ce projet à s’intégrer correctement dans la parcelle.

Une forte mobilisation
Signalons en premier lieu l’importante mobilisation des riverains, venus des rues Boyer-Barret, Losserand et Gergovie, ainsi que celle du conseil de quartier, malgré la faible information faite par la mairie. Nous avons du pain sur la planche pour améliorer notre communication vers l’extérieur lorsqu’une telle réunion publique a lieu.
Le projet a donc été revu pour prévenir les risques contentieux des habitants présents, pas de ceux qui, un jour prochain, auront le plaisir, j’en suis certain, de venir habiter là. En effet, le point crucial, sur ce site étroit et tout en longueur, c’est de concilier un programme neuf de logements avec l’accès à la salle du Moulin Vert (ou salle Marius Magnin), localisée tout au fond. Jusqu’à présent, la SIEMP prévoyait de passer par le 105. Trop compliqué, trop de gens gênés, donc on passerait désormais par le 49, rue de Gergovie, qui a été racheté et ajouté dans le programme.

Le problème reste entier...
Seulement voilà, cela implique de faire se côtoyer trois petits immeubles avec des logements en rez-de-chaussée et un passage public de 2,5m à 4m de large, susceptible d’accueillir autour de 150 personnes. Autrement dit, un conflit d’usage majeur en perspective ! Il faut absolument retravailler ce projet, et examiner toutes les solutions. Pourquoi ne pas remplacer les 6 logements répartis sur les 3 petits immeubles par des locaux d’artisanat, comme cela se faisait autrefois à Paris ? Cela permettrait de ne gêner personne… Ou pourquoi ne pas examiner un solution d’accès à la salle par le rachat d’un local à rez-de-chaussée au 59 ou au 61, rue de Gergovie ? Là aussi, cela simplifierait le cheminement vers la salle, et cela autoriserait le maintien du programme de logements.
Bref, des solutions existent, il faut que chacun en convienne et fasse un effort pour faire accepter ce projet.
Pascal Cherki, le nouveau maire, a proposé une visite sur place le samedi 28 mars à 10h pour permettre à chacun de bien prendre la mesure du site. Venez nombreux, et parlons-en !

9 mars 2009

Concertation tronquée au 103 Losserand ?

Lundi 16 mars à 19h a lieu à la mairie du 14e une réunion publique sur le projet de construction par la SIEMP d'un programme de logements sociaux au 103-105, rue Raymond Losserand.

Petit retour en arrière : Un témoin du Paris des faubourgs
Le 105, rue Losserand est cette parcelle toute en longueur, qui débouche sur la salle du Moulin Vert, jolie salle de spectacle utilisée tour à tour par une église évangélique, l’association de quartier du Moulin Vert et le Conseil de quartier de Pernety. Juste à côté, le 103, rue Losserand est un rescapé ! Alors que les années 70 et 80 ont vu la destruction de plus de 80% de l’arrondissement, et que les grandes ZAC ont succédé au projet d’autoroute jusqu’au cœur de Paris (la fameuse radiale Vercingétorix), le 103, Losserand est un petit joyau, avec sa cour pavée, son ancien relai de poste, son puits encore intact. Parce qu’abandonné pendant des années par les pouvoirs publics, une gestion quasi-autonome s’y est développée, les locataires retapant les logements, entretenant la cour, participant à la vie du quartier. La SIEMP, SEM de logement social de la Ville de Paris, récupère la gestion de l’immeuble en 1980.

Un projet mal conçu
En 2006, l’idée de réaliser à cet endroit une opération de logements émerge. Un concours est lancé par la SIEMP pour la création d’une vingtaine de logements sociaux. Les locataires du 103, associés au jury sur demande de la mairie, mettent rapidement en avant les difficultés qui pourraient naître d’un projet tenant mal compte des particularités du site.
En effet, l’accès à la salle du Moulin Vert, propriété de la SADIF, qui gère l’immeuble du 90, rue du Moulin Vert, est fait depuis plusieurs années par le 105, Losserand, parce que les locataires de la rue du Moulin Vert ne supportaient plus les nuisances occasionnées. Comment éviter de les reporter sur les futurs locataires de l’ensemble 103-105 ?
Par ailleurs, il est essentiel de respecter la qualité des lieux existants : les cours successives et les bâtiments faubouriens du 103 constituent un patrimoine architectural et urbain.
Enfin, l’étroitesse de la parcelle du 105 pose un autre problème, celui de la profondeur des bâtiments, qui pourraient porter atteinte à l’immeuble voisin du 107, rue Losserand.
Lors du jury du concours, le représentant des locataires refuse de prendre part au vote, tandis que la mairie du 14e est mise en minorité et se voit imposer un projet qui fait abstraction de ces problèmes.

Une concertation tronquée ?
Depuis, la SIEMP avance à marche forcée, et la concertation est tronquée.
Pour déboucher sur le programme qui lui a été confiée, la SIEMP refuse toute modification du projet, et nie les évidences. Elle conteste l’accès à la salle du Moulin Vert par le 105, et prépare de ce fait sa fermeture, pure et simple… La mairie semble prise entre deux feux : le désintérêt de la SIEMP pour la salle du Moulin d'un côté, la forte implication des riverains de l'autre, qui souhaitent que le projet soit plus soucieux de leur qualité de vie.
Lundi soir, j'espère qu'un projet plus respectueux du quartier sera présenté, intégrant une rénovation de la salle du Moulin, et préservant la qualité résidentielle du site.
Affaire à suivre...